Les oiseaux en Égypte
- voyages58
- 6 avr.
- 3 min de lecture
Article écrit par G.Théron
Alors que les entomologistes amateurs ont eu droit à leurs heures dans un précédent article, laissons place désormais aux ornithologues qui apprécieront ces petites notes sur la faune aviennes du pays des pharaons. Entre faits scientifiques et expériences de voyageurs, aujourd’hui nous traitons des oiseaux en Égypte afin d’apprécier un peu plus ces détails enchanteurs d’un formidable séjour.
Oiseaux des villes …
Une grande ombre noire plane sur les villes égyptiennes. Le corbeau et surtout la corneille mantelée, se déplacent en bande (les jeunes) et terrorisent les autres oiseaux qui oserait s’approcher de leur territoire. On les remarque fouillant dans les déchets urbains lorsque chiens et chats ni sont pas, mais ils ne sont pas contre chaparder sur les plages, les denrées des touristes inattentifs. Le vrai reproche qu’on puisse leur faire est de faire leurs nids et dortoirs prêt des climatisations, ainsi on obtient le privilège d’ouïr un orchestre désynchronisé aux aurores, qui oscille entre chants disgracieux et coups de bec sur les objets métalliques. C’est un réveil traumatique assurément !

Une autre adepte des nidifications climatisées est la tourterelle maillée. Beaucoup moins envahissante que les espèces précédemment citées, sont plumage brun rougeâtre offre à voir une variante chatoyante d’un oiseaux pourtant bien connu de nos régions tempérées (la tourterelle turque). Elles sont très craintives puisque elles sont régulièrement la cible des félins qui pérégrinent. Néanmoins elles n’hésitent pas à venir picorer près des terrasses.
Elles finissent alors par se confronter aux rois des terrasses, et le moins craintif des oiseaux cités dans cet article. Il s’agit du moineau, domestique ou friquet. Ils se baladent à plusieurs, parfois plus d’une dizaines d’individus et font razzia sur la nourriture jusqu’à aller dans les assiettes des tablées vides. Ils prolifèrent très bien en ville mais restent un met de choix pour les chats errants. Ces oiseaux sont parfois envahissants surtout dans les zones très urbanisés où ils se retrouvent concentrés près des points où la nourriture abonde, ainsi souvent des lieux très fréquentés.
… et oiseaux des champs

Classer ces êtres aviens par zones de répartition aussi généraliste que : zone urbaine / zone rurale, est en réalité une fainéantise intellectuelle assumée mais aussi justifiée. En effet certains oiseaux sont emblématiques de l’imaginaire paysan égyptien. Celui que l’on observe sur les bas reliefs millénaires, celui que l’on voit dans les documentaires et les productions artistiques qui mettent en scène la vallée du Nil. À commencer par les pigeons, ramier ou biset, ils sont un pilier du folklore rural égyptien. Associé avec la tourterelle ils sont communément nommés « Hamam » en arabe (oui comme les toilettes), et sont exploités sur différents aspects depuis l’Égypte Antique. On observe souvent ces grands pigeonniers blancs ornés de tubes en terre cuite et de madriers apparents. Accueillant les oiseaux par dizaines, ils sont d’un grand support à l’alimentation des populations paysannes, par une consommation directe de la viande de pigeon, de leurs oeufs mais également de la récupération des fiantes pour fertiliser les champs. Une perception bien différente de la traditionnelle réputation européenne du « rat volant » associée à ces animaux.
Pour poursuivre dans l’emblématique, on retrouve aussi abondamment les ibis sacrés. Iconique silhouette avec leur bec courbé et leurs fines pattes, familières des échassiers d’Afrique. Ces oiseaux sont largement représentés dans la mythologie Égyptienne au travers du dieu Thot, associé à l’écriture, la sagesse et au savoir illimité. C’est une vision très dépaysante de les voir voler en groupe de champs en champs au crépuscule. Une expérience à ne pas rater assurément.
Enfin l’Égypte voit passer un grand nombre d’oiseaux migrateurs. La vallée du Nil et les nombreux oasis offrant un réservoir de nourriture et d’eau qui facilite grandement la traversée du Sahara. Plus encore que les espèces lacustres (canard et échassier d’eau), on retrouve beaucoup de martinet, hirondelles en têtes. En cela les meilleurs périodes pour l’observation se situent entre novembre et avril.
Note aux ornithologues qui souhaiteraient faire de l’observation et de la photographie en Égypte : Il faut absolument obtenir une autorisation des autorités égyptiennes pour l’usage de votre matériel en expliquant votre projet et votre parcours. Si vous prenez simplement vos jumèles, appareils photos etc… dans vos valises, ceux-ci seront retenus à la douane et vous ne pourrez pas les récupérer avant votre retour en France.



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