Partir en Égypte en 2026
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- il y a 2 jours
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Article écrit par G.Théron

Nous y voilà, à peine un an après notre article évoquant la place de l’Égypte face à la situation de guerre entre Israël et le Hamas. Le Moyen Orient s’embrase à nouveau, avec peu ou prou les mêmes acteurs aux manettes. Aujourd’hui nous essaierons de traiter avec justesse la situation de l’Egypte face à ce conflit et les conséquences qui pourrait s’en suivre pour les voyageurs internationaux mais aussi à l’échelle locale.
Le Moyen Orient et l’Égypte
L’Égypte s’est toujours trouvée entre deux mondes. Elle fait partie de ces rares pays portails, comme la Turquie, l’Espagne ou le Mexique, qui font la liaison entre deux continents, deux espaces culturels, deux mondes. Enrichie de part et d’autre mais aussi accablée des deux bords quand l’instabilité vient. À ce jour, l’Égypte semble être le seul îlot de stabilité au cœur de cet océan tempétueux.
Au Sud, le Soudan est toujours sujet à des conflits internes, tout comme l’Éthiopie, qui ne cache plus ses vues sur l’Érythrée voisine, au sein de ce nouvel ordre mondial qui montre un retour de l’impérialisme comme faire valoir de puissance. En outre, les Houtis yéménites continuent leurs menaces dans le golfe d’Aden et sur le détroit de Bab El Mandeb. À l’Ouest, la Libye n’est plus que l’ombre d’elle même, sans grande capacité de montrer une certaine stabilité. Et à l’Est, les informations internationales parlent d’elles même, les pays de la péninsule arabique sont assaillis par les bombardements iraniens. Enfin Israël s’est de nouveau empêtré dans un conflit d’usure, alors que les affaires liées au Hamas et au Hezbollah ne sont pas réellement closes.

Pour résumer toute la zone est en proie au trouble. Cependant tous ces conflits ne concernent pas l’Égypte directement, et c’est le gros point positif. Le pays se trouve un peu comme la Suisse lors de la seconde guerre mondiale. Le pays a actuellement moins de probabilité de rentrer en lutte armée que la France.
Alors on peut se rendre aisément en Égypte sans craindre de se trouver sous les bombes à l’aube de 2026, c’est factuel. D’autant plus que le couloir aérien du survol de la Méditerranée est largement sécurisé.
Les défis actuels de l’Égypte
Néanmoins tout n’est pas rose, et les ingérences internationales dans la région rebattent les cartes pour l’Égypte au niveau national. Elle doit faire face à de nouveaux défis qui s’impose. D’abord l’arrivée progressive des gazaouis, car même si les chiffres estiment à 100 000 le nombre de réfugiés en Égypte depuis le 7 octobre 2023. Les rumeurs sur place parlent de 500 à 600 000 réfugiés actuellement. Ces chiffres restent néanmoins à confirmer. L’arrivée croissante de cette population sera un enjeu majeur à traiter par le gouvernement égyptien, sans compté les réfugiés des autres régions alentours.
S’ajoute à cela les mêmes problématiques inflationnistes que subit l’Europe actuellement. C’est à dire une flambée des prix du pétrole qui impactera d’ici peu tous les autres secteurs. En revanche, la fermeture des espaces aériens et notamment de Dubaï, fait de l’Égypte la prochaine plateforme stable de relais aérien entre l’Europe et l’Asie.
À quoi s’attendre dans les prochains mois ?
D’abord concernant la monnaie : les prix vont augmenter, cependant l’instabilité monétaire semble tendre vers une dévaluation de la valeur de la livre égyptienne, couplée à la baisse de touristes. On peut s’attendre à ce que les professionnels rognent sur leurs marges pour poursuivre leurs activités, donc dans l’ensemble les prix devraient baisser pour les activités touristiques.

Cependant le prix du kérosène augmentant le prix des billets d’avions devrait faire de même. Sauf si deux phénomènes viennent contre balancer : la baisse de la demande et le développement rapide du Caire, de Hurghada et de Sharm El Sheikh comme plateforme aérienne internationale. Ce qui devrait développer la concurrence au sein des compagnies aériennes. Pour l’heure les prix semble baisser, et parfois de manière significative : en exemple début juin 2026 il est possible de faire un aller-retour Paris-Le Caire sans escales pour environ 180 euros. Alors qu’en temps normal le prix se situe à 300 euros environ. Une chose est sûre les égyptiens vont devenir un peu plus pauvre encore une fois. Surtout si les touristes fuient le pays en masse. Ceci accentuera le phénomène de paupérisation entamé depuis une quinzaine d’années.



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