Les animaux dangereux de la mer Rouge
- gaetantheron
- 11 nov. 2025
- 4 min de lecture

Article écrit par G.Théron
Entre les eaux paradisiaques, les palmiers et les coraux, la Mer Rouge regorge de trésors à contempler. Est-ce pourtant sans dangers de plonger dans cette eau turquoise où réside de nombreux êtres vivants aussi surprenants les uns que les autres ? Dans cet article nous allons tenter de rassurer les plus thalassophobes d’entre vous, et vous donner l’envie de découvrir les joyaux de la mer rouge.
Les espèces venimeuses
Il en existe de nombreuses qui résident en mer Rouge. Pour citer les plus dangereuses, il s’agira de faire attention à :
La Rascasse volante (ou poisson lion ou poisson scorpion) dont la piqure est très douloureuse. Cette espèce est sertie de longues excroissances semblables à des plumes qui forme son moyen de défense contre les prédateurs. Elle est bien connue du pourtour méditerranéen dont elle s’est fait un malin plaisir d’envahir l’écosystème.
Le Poisson Pierre, que l’on retrouve masqué dans les barrières de coraux ou les amoncèlements de rochers. Son venin est mortel pour l’Homme si il n’est pas traité très rapidement, mais les accidents arrivent lorsque le nageur ne fait pas attention et confond le poisson avec l’environnement, puis finit par le toucher sans faire exprès.

Poisson Pierre La Raie Pastenague, dont le réel danger est quelle se trouve tapis dans le sable, marcher dessus est une erreur qui peut être facilement commise. Néanmoins, si vous êtes vigilants où vous mettez les pieds, rien ne destine à faire la rencontre du dard de 16cm de cet animal. On peut aussi ajouter une mention à sa cousine, la raie pastenague au tâches bleues, une magnifique raie facilement reconnaissable par ses tâches bleus turquoises et sa forme de poêle.
Les Cônes marins, qui possèdent un venin très puissant capable de tuer un Homme adulte. Ces animaux se trouve sur le sol, et les rochers. Hormis si vous le manipulé ou que vous marché dessus, il y a assez peu de chance que celui-ci vous pique avec son harpon.

En clair, les principales mesures pour éviter les accidents sont de ne pas toucher ou manipuler les espèces. La mer Rouge est une galerie d’art en extérieur, comme dans un musée il est logique d’observer plus que de fourrer ses mains pleines de doigts sur les chefs d’oeuvres que nous offre la nature. Ainsi, si vous faite attention où vous mettez les pieds et que vous privilégiez la nage à la marche dans les bas fonds, tout en rangeant vos mains. Vous réduisez considérablement le risque d’accident. Vous pouvez accessoirement porter des chaussures de plongé (ce qui réduit aussi le risque de blessure sur les rochers) mais rester vigilant car une raie par exemple ne piquera pas votre pied mais votre jambe en redressant sa queue, dans le cadre où vous marchez dessus.
Les espèces urticantes en Mer rouge
En mer Rouge vous retrouverez également des espèces animales urticantes, c’est à dire qu’un simple contact peut causer des douleurs et des dommages sur votre organisme. On y catégorie :
Les méduses, qui sont catégorisées en trois espèces préjudiciables :
La méduse nomade (Rhopilema nomadica)

Rhopilema nomadica
La mauve stinger (Pelagia noctiluca)

Pelagia noctiluca La méduse lune de la mer Rouge (Aurelia solida)

Aurelia solida
Les vers urticants, qui occasionnent des douleurs et des irritations si vous les touchez. Ces derniers ressemblent à de grosses chenilles. Ils se trouvent sur les zones coralliennes et sur les fonds sableux proches de ces derniers.
Les coraux de feu, qui provoquent une sensation de brulure intense au contact, alors comme dans un musée, on s’abstient de toucher au coraux ! D’autant plus que ceci est interdit, vous risquez par ailleurs une forte amende si vous vous amusez à ramener des morceaux dans vos valises.
Le cas des murènes

Il existe également des murènes en Mer rouge qui sont assez impressionnantes par leur taille. Les accidents avec ces animaux n’arrivent que très rarement et sont largement de la cause de l’Homme. En effet, vous verrez que ces animaux restent terrés dans leur trous, alors sauf si vous venez directement les déranger, vous ne craignez strictement rien. Néanmoins, il faut savoir que leurs morsures sont profondes et occasionnent des blessures qui nécessitent d’être prises en charge.
Le sommet de la chaine alimentaire
Enfin, comment ne pas évoquer le requin quand on aborde le sujet de la mer Rouge ? Les principaux squales présent en ces eaux sont petits et inoffensifs. On parle de requins de récifs, il en existe une multitude d’espèces, ceci fuiront dès qu’ils sentiront votre présence. Vous serez alors bien chanceux d’en apercevoir. Ce qui nous intéresse fondamentalement, ce sont les plus gros spécimens. Ceux que l’on peut qualifier de « mangeurs d’Hommes ». En mer Rouge, il en existe trois sortes qui puissent occasionner des incidents :
Les requins Mako : Ces requins sont largement en danger d’extinction. On les soupçonnes de quelques attaques près de Sharm El Cheikh mais aucune n’a confirmé que l’espèce en était à l’origine.
Les requins Tigres : Ces derniers sont très rares en mer Rouge, cependant ils peuvent être dangereux.
Les requins à pointes blanches : Les plus redoutés, ils sont particulièrement curieux et imprévisibles, ce qui peut occasionner des accidents même indirects.
Dans tout les cas les requins cités ne fréquentes pas trop les spots de snorkeling affluents, ni les bords de plages à bas fonds, il y a donc assez peu de chance que vous vous retrouviez face à face avec un requin agressif. En plus, les marins transmettent chaque informations sur ces animaux lorsqu’ils sont aperçus, donc une large prévention est assurée autour de ces potentielles rencontres fortuites.
Pour conclure cet article, il faut savoir que la mer Rouge abrite près de 4500 espèces animales, alors pour les quelques dangereuses présentées ici, ce serait dommage de se priver d’un plongeon dans ce musée à ciel ouvert. En outre, si il fallait donner des conseils généraux à suivre pour se prémunir des accidents, nous vous inviterions à ne pas toucher les espèces marines (même si cela est très tentant), à rester à distances de ces dernières, de ne pas plonger seul, ou au crépuscule lorsque la visibilité est mauvaise, et si vous le souhaitez vous pouvez porter des chaussures de plongée. Néanmoins, ce genre d’accessoire à un effet pernicieux, c’est qu’il désengage le porteur à garder une vigilance naturellement accrue à l’environnement.



Commentaires