Les Pyramides de Gizeh
- gaetantheronpro
- 17 févr.
- 4 min de lecture
Article écrit par G.Théron

Vous arrivez au Caire, alors que l’impatience grandit à mesure que l’aéronef entame doucement sa descente. Vous empoignez votre voisin au hublot : « - Que vois-tu pardi ? », « - Je ne vois que le soleil qui rougeoie et le sable qui poudroie » répond cet imperturbable… Puis le temps passe et les minutes se font longues à l’approche de l’heure fatidique d’arrivée. Quand soudain, ce bougre s’exclame « - Je vois ! Les trois rois qui saluent par leur grandeur, les voyageurs impatients de découvrir les merveilles de l’Orient ». Alors votre coeur s’emplit de joie, mais rien ne sert de vous hâter, elles sont bien là et pour longtemps encore : les pyramides de Gizeh.
Les pyramides de Gizeh : c’est quoi ?
Le site de Gizeh abrite trois grandes pyramides construites durant l’Ancien Empire (vers 2600–2500 avant J-C) :
La pyramide de Khéops : La plus grande et la plus célèbre, elle fut édifiée pour le pharaon Khéops vers 2560 av. J.-C. Haute à l’origine de 146 mètres (environ 138 mètres aujourd’hui à cause de l’érosion), elle est la seule des Sept Merveilles du monde antique encore debout. Sa construction aurait nécessité plusieurs dizaines de milliers d’ouvriers et plus de deux millions de blocs de pierre, certains pesant plusieurs tonnes.
La pyramide de Khéphren : Légèrement plus petite que celle de Khéops, elle semble pourtant plus haute car elle est construite sur un terrain légèrement surélevé. Elle conserve encore une partie de son revêtement en calcaire blanc près de son sommet, donnant une idée de l’aspect lisse et brillant qu’avaient autrefois les pyramides.
La pyramide de Mykérinos : Plus modeste en taille, elle n’en reste pas moins impressionnante. Elle se distingue par l’utilisation partielle de granite rouge pour son revêtement inférieur.
Ces pyramides servaient de tombeaux aux pharaons. Elles faisaient partie d’un complexe funéraire comprenant des temples, des chaussées (notamment l’allée centrale) et de petites pyramides destinées aux reines. Leur forme pyramidale symbolisait l’ascension du pharaon vers le soleil et l’immortalité.
Le Grand Sphinx : gardien des pyramides
À proximité des pyramides se dresse le célèbre Grand Sphinx de Gizeh. Sculpté directement dans le calcaire du plateau, il représente un corps de lion couché et une tête humaine, généralement attribuée au pharaon Khéphren. Long d’environ 73 mètres et haut de 20 mètres, le Sphinx est l’une des plus grandes statues monolithiques du monde. Le lion symbolise la force, tandis que la tête humaine incarne l’intelligence et le pouvoir royal. Ensemble, ils forment une figure protectrice, gardienne des tombeaux royaux. Par la suite, le pharaon Thoutmôsis IV ajoutera entre les pattes de la créatures une stèle à sa gloire. Nommer « stèle du songe », elle relate les divinations du pharaon qui aurait entendu la volonté du dieu Ra.

Le Sphinx a subi de nombreuses dégradations au fil des siècles, notamment l’érosion et la disparition de son nez, dont l’origine fait encore débat. Une chose est sûre, les dégradations sur cette partie du corps de la statue ont été faites par l’Homme à l’aide d’outils. En tous cas, la légende tenace qui laisse entendre que les soldats napoléoniens auraient dégradé l’édifice est assurément fausse. On pose plutôt en coupable des individus prosélytes (musulmans ou chrétiens) qui se seraient attaqués aux symboles païens, surtout quand on sait que la statue fut longtemps vénérée par les paysans égyptiens, considérant le grand sphinx comme une idole des bonnes récoltes. En outre, ce derniers a été plusieurs fois ensablé par le désert puis dégagé, au cours de l’histoire.
Mystères et héritage
Malgré les nombreuses recherches archéologiques, certains aspects de la construction des pyramides restent sujets à discussion : méthodes de transport des blocs, organisation du travail, techniques d’élévation. Les découvertes récentes montrent cependant que les ouvriers étaient des travailleurs qualifiés, bien nourris et organisés, et non des esclaves comme on l’a longtemps cru. En fait il faut comprendre que participer à ce chantier c’est aussi une manière de s’inscrire dans l’Histoire et de facilité son entrée dans la Douât (équivalent du paradis dans le panthéon égyptien), alors il était inconcevable de laisser cet honneur à un simple esclave. Les égyptiens durant cette période, vouaient une grande loyauté à leur pharaon, qui lui même dirige par droit divin. Obéir au pharaon c’est un peu comme répondre à la volonté des dieux, dans ce cadre la soumission très importante du peuple à cette époque laissait facilement penser aux archéologues que ceci s’apparentait à de l’esclavage.
Visiter le plateau de Gizeh
Concrètement visiter le site c’est savoir flâner et prendre le temps, se balader autour des édifices, contempler les ruines, faire des photos, et pour les plus observateurs : porter son regard sur des hiéroglyphes millénaires pourtant ignorés par la masse. On peut visiter le plateau pour 700 livres égyptiennes, même si de nombreuses options supplémentaires alourdissent la note. Notamment pour entrer dans les pyramides, la plus grandes (celle de khéops) coutant 1500 livres égyptiennes par personne (soit près de 30 euros) (prix 2026). Vous y trouverez de nombreux vendeurs de bibelots, certains avec des tendances à l’escroquerie, mais nous avons déjà écris un article à ce sujet, que nous vous invitons dans ce cadre à consulter. Il est possible de faire des balades à cheval, en calèche ou à dos de dromadaire, mais le prix sur place de ceci est définit par votre talent à la négoce. Dans l’ensemble, pour une visite de 2 heures en moyenne, nous vous inviterons fortement à prendre vos précautions face au soleil et à la chaleur. Pour rappel : moins votre peau sera exposée, moins vous subirez les inconvénients climatiques.




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